Notwist – Vertigo Days

Après sept ans d’absence, le groupe culte allemand renoue avec la pop électronique mélancolique qui a fait sa renommée, enrichie par des incursions plus expérimentales et des collaborations atypiques.

Sortie le 29 Janvier.

La formation emmenée par les frères Archer ( guitare-chant et basse) signe le huitième album d’une carrière entamée en 1990. Après des débuts punk / metal alternatifs et une transition vers une pop électronique désenchantée, les bavarois connaissent la consécration avec le chef d’oeuvre Neon Golden en 2002. Ambiance lyrique et romantique, nappes de synthés vaporeuses, guitares acoustiques et électriques aux subtiles mélodies entêtantes, chorus aériens, rythmiques électro et percussions saccadées, portés par un chant emprunt de délicatesse et de sensibilité : Notwist impose sa signature musicale et acquiert le statut d’icône indé.

Leur précédent opus Close to the Glass se caractérisait par un son plus rock, presque shoegaze, porté par leur envie d’explorer de nouveaux territoires musicaux.
Vertigo Days, enregistré après une longue période marquée par une pléiade de projets parallèles publiés sur leur label Alien Nation et la récente signature chez Morr Music, poursuit cette démarche incessante de renouvellement.

Essentiellement grâce à la collaboration avec des artistes internationaux sur quatre morceaux de l’album, notamment la chanteuse argentine d’électro folk Juana Molina, sur l’enjouée Al Sur ou le clarinettiste américain Angel Bat Dawid sur la rêveuse Into The Ice Age.

Dans l’ensemble, même si l’album lorgne plus vers l’expérimental et l’electronica, Notwist renoue avec son style musical alliant pop et électro avec quelques incursions vers le jazz et le krautrock. Dans une atmosphère poétique, onirique et sentimentale, légèrement dépressive comme en atteste l’inaltérable voix de Martin Archer, pleine de tendresse et de douceur spleenesque.


Les morceaux les plus marquants sont d’ailleurs dans la lignée des titres phare du groupe, comme le bijou Loose Ends, ballade ensorcelante et aérienne, à la somptueuse mélodie et au chorus enivrant, ou la sombre et poignante Night’s too dark.

Au final, ce disque aux fulgurances d’une beauté crépusculaire se déguste comme un bon cru d’un groupe qui a su se renouveler sans renier ce qui fait sa saveur : l’émotion.

Morr Music.

Crédits photo : Johannes Maria Haslinger

Discographie :

Notwist (1990)

Nook (1992)

12 (1995)

Shrink (1998)

Neon Golden (2002)

The Devil, You +Me (2008)

Close To The Glass (2014)

Vertigo Days (2021)

Pour écouter l’album :

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