David Bowie – Changes Now

Une surprise venue de l’autre monde : David Bowie est toujours parmi nous et le prouve avec l’album Changes Now où il revisite une partie de son répertoire avec 9 titres en acoustique pour un disque en forme de gâteau d’anniversaire.

Sortie le 29 Août

Beaucoup de choses ont été écrites de long en large depuis le décès de David Bowie et un nombre considérable de disques sont sortis depuis déjà 4 ans et demi. Toutes sortes d’enregistrements live et de démos à gogo faisant surface pour alimenter le tiroir caisse de Warner Music et pour le plus grand plaisir des fans bien sûr.

Mais je voudrais surtout parler de l’un des disques posthume les plus intéressants de cette année, sorti le 29 aout dernier : Changes Now. Et même si le changement ce n’est pas maintenant, il devient l’une des sorties les plus remarquables depuis Black Star !

En fait, Changes Now est un disque entièrement acoustique enregistré en novembre 1996 à New York sur la demande de la BBC pour fêter les 50 ans de David Bowie. Cet enregistrement avec une prise de son exceptionnelle a été diffusé sur Radio One le 8 janvier 1997, le jour même de l’anniversaire du Thin White Duke, entouré du noyau de musiciens de l’époque de Earthling, à savoir la fantastique Gail Ann Dorsey à la basse, Reeves Gabrels, aux guitares et Mark Plati aux claviers et à la programmation.

Plutôt surpris par cette demande, il a été très content d’enfiler un nouveau costume pour livrer une autre interprétation des classiques de son répertoire. C’est vrai que l’exercice de l’unplugged était assez répandu dans les années 90 depuis que Nirvana avait joué sur MTV et popularisé le morceau The Man Who Sold The World. Peut être qu’en forme de clin d’oeil, le disque démarre avec cette chanson ? De toute façon, la version de Bowie transcende celle de Kurt Cobain avec un traitement différent sur le thème, très hindouisant et sa voix sonne plus jeune que jamais !

Aladdin Sane donne la part belle à Gail Ann Dorsey sur l’album, elle nous gratifie d’une ligne de basse majestueuse ainsi que des chœurs envoutants. Le disque se poursuit avec une belle reprise du White Light / White Heat du Velvet Underground, souvent jouée en live avec les Spiders From Mars mais moins dans l’esprit acoustique que le reste de l’enregistrement. Shopping For Girls figure sur le deuxième album des Tin Machine et sa transformation semble absolument étonnante, épurée de toute la production grossière de l’époque, devenant ici absolument magique !

Lady Stardust se trouve être l’une des premières chansons que David a écrit pour l’album Rise & Fall Of Ziggy Stardust, selon ses dires elle parle de Vince Taylor et était destinée à Marc Bolan. Une force tranquille se libère ici sans l’ombre d’une faille.

Un autre grand moment de cet album : Repetition de l’album Lodger. Complètement remodelé et ramené à son strict nécessaire, souligné par une ligne de basse de toute beauté. Andy Warhol, tout aussi belle que sa version originale, magnifiée par des guitares hispanisantes. Ce recueil s’achève sur Quicksand, délicatement savoureux, comme un clin d’œil à son œuvre : « Just a mortal with the potential of a Superman ».

Changes Now résonne vraiment comme l’une des plus belles surprises de cette année, un disque majeur s’affichant fièrement dans la carrière de David Bowie.

Parlophone Records.

Photo crédit : Nina Schultzterner.

Pour écouter l’album :

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