Friday

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Après sa trilogie berlinoise et l’échec commercial de Lodger, David Bowie a su rebondir pour donner naissance à Scary Monsters. Au cœur de cet album, se trouve l’un de ses chefs-d’œuvre absolus, Ashes To Ashes, ma petite madeleine de Proust. Chez mes grands-parents, j’allais tout gamin en cachette dans le bar/presse d’en face et au fond de la salle, il y avait un jukebox. Et de cet appareil sortit une musique envoûtante à mes oreilles, le fameux Ashes To Ashes, l’un de mes premiers émois musicaux, et comme il fallait mettre des pièces de monnaie pour le réécouter, j’ai gaspillé tout mon argent de poche cet été là !

Lors de l’enregistrement au Power Point à New-York en 80, cette chanson est née grâce à un savant mélange de cordes synthétiques, d’effets de guitare inversés, d’une basse funky encadrée par une rythmique chaloupée. La voix haut perchée de David se pose non sans une certaine mélancolie jusqu’à la ritournelle de fin, inspirée d’une ancienne comptine anglaise. Ashes To Ashes est un hommage au Major Tom de Space Oddity parti dans les étoiles et à la désaccoutumance des drogues, un parallèle que Bowie fait avec sa vie afin de tirer un trait sur les années 70. Le clown blanc annonce donc le début des années 80 avec ce morceau emblématique de la New-Wave ainsi que le commencement de l’ère des vidéo clips.

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